SERVICE MINIMUM : Ne nous laissons pas endormir
FO Transports et Logistique s’est déjà largement exprimé sur ce qu’elle pensait du service minimum. Le Comité Fédéral a rappelé une nouvelle fois, en terme simple, son opposition totale et indéfectible à la remise en cause du droit de grève, donc au service minimum.
Rien ne sert à embellir les mots pour que les phrases soient plus acceptables. C’est pourtant ce que semble appliquer le gouvernement. D’un côté le Président « rassure » de l’autre les ministres concernés s’affirment dans leur volonté d’aboutir ;
Que croire ?
Dans ce genre de situation ne faisons confiance qu’à nous même et rappelons quelques idées simples, mais tellement évidentes.

Les salariés du transport aujourd’hui, ce sont les mineurs et les sidérurgistes d’hier qui portaient solidairement avec tous les travailleurs de ce pays les revendications sociales déterminantes.
Alors il faut interdire cela afin que le libéralisme ne soit pas entravé par ce concept dépassé qu’est la solidarité interprofessionnelle. Autre réalité toute simple, le droit de grève est un droit individuel.*
Au nom de quoi et de quelle autorité nous prévalerions nous pour en négocier sa remise en cause ?
Mais est-ce que ceux qui en disent tant sur les usagers leurs problèmes etc. savent-ils seulement de quoi ils parlent. Bien sûr que non. Le transport, ils connaissent les jours d’inauguration et après ?
Savent-ils ou accepteront-ils de reconnaître que par exemple en région parisienne, les grèves ont représenté ces dernières années seulement 3% des dysfonctionnements ; Le faire les contraindraient à répondre a tellement de questions sur leurs propres turpitudes.
En fait il faut casser ce droit quasi ancestral afin, qu’enfin la France soit moderne et heureuse. Demain, il suffira de l’étendre aux ramassages des ordures ménagères, aux transports routiers, aux transports de fonds. Bref à tous ceux qui par leur action empêcheraient la machine à fric de tourner à plein régime.
Le service minimum, c’est techniquement mécaniquement et politiquement la restriction et l’interdiction du droit de grève. Et l’on nous demanderait, comme souvent par le passé, d’accompagner cela par la négociation.
Autant nous demander de nous couper bras et jambes. Ils attendent des propositions ?
Mais que proposer et à quel propos ?
La grève est la traduction d’un déficit de négociation. Elle est le résultat d’attaques frontales contre les intérêts des salariés.
En résumé la grève a toujours comme origines des décisions émanant de ceux qui veulent l’interdire aujourd’hui.
Ont-ils tant de mauvais projets dans leurs cartons ?
Ne nous laissons pas endormir, soyons prêts et mobilisés
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