Augmentation des conflits du travail

Dans ce cadre 29,6 % des entreprises ciblées ont connu au moins une forme de conflit du travail pendant la période 2002 - 2004, alors que sur la précédente période étudiée (1996 - 1998 ) cela représentait 20,7%.
Pour la DARES le fait que toutes les formes de conflits aient augmenté, sauf les grèves de deux jours et plus (qui elles sont en légère diminution), expliquerait de manière partielle la contradiction qui existe entre la diminution du nombre de jours de grève de 363000 en 1996 à 193000 en 2004.
En effet, l’inspection du travail sous estimerait les arrêts de moins de deux jours et les débrayages, qui sont des formes de conflit plus difficilement repérables qu’une grève longue.
On constate, que les salariés qui décident d’un arrêt de travail privilégient les débrayages, c’est-à-dire les arrêts inférieurs à la journée.
Selon l’étude se sont globalement les actions collectives sans arrêt de travail qui ont augmenté, comme les grèves dites perlées, du zèle, refus d’heures supplémentaires ou manifestation et/ou pétition.
C’est le plus souvent les questions de salaire qui sont à l’origine de ces conflits pour15%.
Les problèmes liés au temps de travail viennent ensuite pour 8,5% contre 4,3% en 1998.
Pour conclure, l’étude démontre que la taille de l’entreprise joue un rôle prépondérant dans l’émergence d’un conflit collectif, puisque ceux-ci sont trois fois supérieur dans les établissements de plus de 500 salariés que dans ceux de 20 à moins de 50.
La question que doit se poser le patronnât au vu de ces conclusions c’est de savoir si la culture du rapport de force doit ou non l’emporter sur l’esprit défini à travers le dialogue social et la négociation collective.
La Balle est dans leurs camps !