Saisonniers des Remontées Mécaniques : une descente serait-elle amorcée ?
Une convention dite d’aide au retour à l’emploi et de l’indemnisation du chômage saisonnier devrait priver dès 2009 une partie des saisonniers de tout droits au delà de 3 inscriptions aux Assedic.
La mise en place de modulation avec des amplitudes au delà du raisonnable dans beaucoup d’entreprises signataires d’accords de 35h ( et d’autres ).Ces entreprises ayant touchées des subventions pour compenser les embauches correspondantes et dont les effectifs ont décru en même temps que les aides, modulent le temps de travail pour pallier au manque de main d’œuvre, quitte à surcharger certaines équipes pendant les périodes de basse amplitude.
Les ouvriers doivent-ils payer les 35heures crées pour eux ?
Même le travail de nuit est modulé de telle façon que l’on ne paye plus d’ heures supplémentaires.

Ces saisonniers qui participent à la vie économique d’une région, dont l’ambition est la sécurisation de leur vie professionnelle et familiale n’ont pas spécialement choisi la saisonnalité mais la subissent pour la plupart, ils « s’accrochent » au rythme des deux saisons à condition de percevoir un salaire rendu plus attractif par les quelques heures « sup » en hiver et une indemnité chômage en période « sans » ! Peut-on faire vivre une famille en pointillés ?
Devra-t-on poser un « anneau gastrique » à tout le monde durant 4 mois minimum ?
Toute une vie de vallée est construite autour, écoles commerces. A quoi bon suivre des formations valorisantes. Les employeurs devront en effet, renouveler leurs effectifs fréquemment parmi des volontaires qu’ils ne reverront sans doute pas.
Nous avons appris que des entreprises de gestion de remontées mécaniques, désireuses de parvenir aux objectifs fixés, se trouvant dans l’incapacité de faire face aux obligations du terrain par un manque de main d’œuvre en période basse avaient créé leur propre réseau d’intérim.
Ce choix leurs permettant d’embaucher au coup par coup du personnel non qualifié que l’on intègre aux équipes de permanents déjà en sous-effectif.
Et la sécurité y a t on pensé ?
Quant on sait que certaines de ces entreprises investissent des capitaux, en partie générés par ces mesures restrictives sur la masse salariale, dans certains pays de l’Est en vue d’une extension de leurs activités, il n’y a pas un grand effort à faire pour entrevoir une ouverture du marché du travail que l’on envisage difficilement dans le sens France/Pays de l’Est.
De l’avis des délégués Force Ouvrière, la température semble monter au sein de nombreuse entreprises, le réchauffement est dû à « l’effet de berne » que ressent un nombre croissants de ceux par qui les Remontées Mécaniques font le bonheur des amoureux de la glisse.
Et nous n’avons parlé que d’un secteur d’activité relativement structuré, qu’en est-il des autres, hôtellerie/restauration, magasins de location, de vente etc... ?
Pour Force Ouvrière tout ce tissu économique est en péril si nous laissons faire sans réagir !