TRM : LOGIQUE ET LOGISTIQUE DU CONFLIT
Ces dernières semaines, l’actualité sociale dans les TRM a provoquée d’innombrables prises de positions, de rebondissements et d’espérance de voir naître enfin un dialogue social respectueux des salariés, des interlocuteurs et des engagements pris.
Les informations qui ont circulé et les tentatives de manipulation qui les ont souvent accompagnées, ont été nombreuses.

Après l’annulation du décret, le nouveau projet qui nous a été envoyé a fait, en amont, l’objet d’un travail commun entre les employeurs et les fonctionnaires. En très, très étroite collaboration.
La décision du Conseil d’Etat implique la possibilité de réclamer le paiement des heures supplémentaires et de repos compensateurs.
Aucun problème, la machine UMP se met en service et multiplie les propositions d’amendement tant à l’Assemblée Nationale qu’au Sénat, pour annuler la rétroactivité. Les textes sont bien évidemment élaborés avec les employeurs et qu’affirment-ils ?
Que le risque de la rétroactivité représente de 8 à 12% de la masse salariale.
COLOSSALE : c’est donc ce que leur a fait gagner le décret de 2005. Rajouté aux effets du décret Gayssot2, on imagine l’ampleur du hold-up.
Enfin, quand nous avons rencontré avec l’intersyndicale le cabinet du ministre, celui-ci a assuré partager notre point de vue sur le non respect de la clause de revoyure et a affirmé qu’il pèserait sur les employeurs quant à l’évolution des rémunérations.
Ce qui nous a été rapporté depuis, c’est que leur connivence est telle, que les mêmes ont assuré les employeurs de leur soutien sans peser en rien sur les salaires.
Nous ne sommes finalement qu’à moitié étonné. Nous relevons néanmoins que plutôt de nous affronter sur ce point, le ministère a rajouté le manque de courage aux mensonges. Nous le voyons donc, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes.
Regardons ce qu’ils ont gagné,
Regardons ce qu’ils ont donné.
Une nouvelle fois, la démonstration est faite, de l’impossibilité de négocier dans un climat apaisé. Pire, le calme relatif est mis à profit pour nous faire reculer une fois de plus.
Ce que le décret leur a apporté, ils l’affichent aujourd’hui sans états d’âme.