compte rendu de la Commission Paritaire Nationale du 16 Février 2010 - Logistique
C’est à la demande de la Fédération FO Transports et Logistique que s"est tenue cette réunion.
- L’ordre du jour :
- Revalorisation des rémunérations conventionnelles du protocole prestations logistiques.
- Réflexion sur la mise en place d’un socle conventionnel de protection sociale pour les activités logistiques.
- Questions diverses.
Concernant les revalorisations des minima conventionnel, Force Ouvrière a revendiqué l’application pour l’ensemble des coefficients, des pourcentages définit dans l’accord de 2004.
Pour rappel : Pied de grille à + 5,83% par rapport au SMIC au coefficient 110L.
Lors du tour de table les autres OS se félicitent d’avoir signées l’avenant logistique, compte tenu des avancées sociales obtenues pour les salariés (y compris la CGT qui annonce, après une fine relecture du texte, être susceptible d’être signataire).
Dans le même temps, toutes les OS déclarent nous rejoindre sur la revendication.
Pour Force Ouvrière nous nous félicitons de ne pas avoir signé l’avenant (ce qui irrite les OS et la partie patronale), nous étonnant que puisse être considéré, entre autre, comme une avancée, la non application du minima conventionnel pour les salariés ayant moins de 6 mois d’ancienneté.
Suit alors une longue intervention de la partie Patronale à destination de Force ouvrière, sur le fait que l’on ne pouvait pas se féliciter de ne pas être signataire, tout en rappelant prudemment pourquoi nous n’étions pas signataire (non prise en compte des emplois administratifs dans la négociation, refus de deux niveaux d’anciennetés).
Puis, comme d’habitude, on nous a remis le couvert sur la grande générosité des patrons du secteur, nous abreuvant de chiffres divers et variés, mélangeant allègrement, salaire horaire, mensuel, annuel, SMIC horaire, mensuel, en masse, en pourcentage, pour arriver à la conclusion que les salariés de la logistique n’ont pas à se plaindre étant sur une base de 151,67 payés au dessus du SMIC.
Force Ouvrière fait remarquer qu’il ne nous manque plus que les données corrigées des variations saisonnières, pour nous expliquer combien la vie est belle pour de plus en plus de salariés, avec 1050 euros net.
Quant à la lecture/relecture d’un accord, nous ne sommes à Force Ouvrière pas plus stupides que d’autres, mais notre credo est que dans toutes négociations, le minimum est de respecter l’essence même de l’accord. Or dans le cadre de celui de 2004, notre sentiment est que l’on a donné un œuf aux salariés de la logistique en 2004 et qu’aujourd’hui on veut leur faire payer la poule.
Réflexion Protection SocialeToutes les OS (sauf Force Ouvrière) renvoient les négociations au niveau supérieur.
Pour Force Ouvrière, étant donné la spécificité de nombreux métiers de la logistique, et la possible émergence de troubles physiques et psychiques spécifiques, nous sommes pour une réflexion approfondie. De plus nous ne comprenons pas cette demande de renvoi à une instance dite supérieure, en effet devrions nous avoir la même approche pour, par exemple demander l’ouverture de négociation sur un 13ème mois conventionnel ou attendre de voir ce qui se passe ailleurs.
Questions diversesForce Ouvrière réitère sa demande d’ouverture de négociation pour les emplois administratifs de la logistique, conformément aux engagements pris il y a maintenant quatre ans.
Force ouvrière a de nouveau demandé l’ouverture de négociation sur le nouveau métier de la logistique d’opérateur de commande vocale (voice speaking) et la reconnaissance de cet emploi dans la CCNL.
Seule Force Ouvrière est porteuse de demande de négociation pour les emplois administratifs de la logistique, les autres OS et la partie patronale ne se sont pas étendues sur le sujet.
Pour la création du métier d’opérateur de commande vocale, après un long échange toutes les OS ont soutenu la demande Force Ouvrière. Le patronat pour sa part n’a pas fermé la porte, et nous a demandé de communiquer au ministère les éléments relatifs à cet emploi.
En marge de la réunion, une guéguerre relative à la présence de l’OTRE à eu lieu. Conformément à notre position habituelle, nous avons laissé les patrons se débrouiller entre eux.
Toutefois, les digressions des uns et des autres sur le sujet nous a amené à faire l’intervention suivante :
Monsieur le président, il serait bon de revenir à l’essentiel, à savoir la négociation sur les salaires. Il nous semble, concernant la notion de représentativité, qu’elle soit basée sur un pourcentage pour les uns, ou sur le nombre de mètre carré d’entrepôt pour les autres, cette instance n’est pas le lieu pour en discuter.
